Le train de nuit que je pris de Saigon a Hue est en fait, aussi un train de jour. En effet, il met 17 heures pour rejoindre la ville impériale depuis HCMV (Ho Chi Minh Ville). Compter encore une quinzaine d’heures jusqu’a Hanoi.
J’arrivai donc a Hue le 13 en fin d’apres-midi. Il était important pour moi d’y être avant la nuit afin de pouvoir me réveiller a 2 heures du matin pour voir le 15 de France plier face aux Anglais. Je dois avouer que me recoucher abattu, a 4h, la gorge serrée d’amertume, fait parti des souvenirs que j’aimerais ne pas garder trop longtemps en mémoire.
Une courte nuit me dédommageai de la déception, sinon du sommeil perdu, et je partis a la rencontre de la ville impériale plein d’un enthousiasme fatigue.
Sur mon chemin je rencontrai un guide parlant le français qui m’offrit un petit remontant dans ce qui ressemblait plus a une vieille pharmacie des années 50, qu’au PMU du coin. Nous convînmes de nous retrouver pour le déjeuner au bord de la rivière.
Deux heures durant, je visitai la cite interdite, rêvant de voir se dresser les vestiges des bâtiments impériaux, fiers a nouveau, et prêts a accueillir les pas des Grands de Cochinchine, du Golfe du Tonkin et de Chine même.
A la vue de certains édifices demeures quasiment intacts, ou adroitement rénovés, je ne pouvais m’empêcher de voir le drapeau rouge hanter de son ombre ces lieux d’un autre temps.
Le guide me dit que le nord du pays est beaucoup plus communiste que le sud. Les gens y sont d’après lui de fieffes menteurs qui sont miels devant vous, et vinaigre derrière votre dos. De toute manière je n’ai pas le temps d’aller plus au nord.
Commence alors mon voyage retour le long de la cote, jusqu’a Saigon.