Sister Emon fait parti de la Congrégation des Filles de la Charité, dont la maison mère est la Chapelle de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac a Paris.
Quelques kilomètres avant notre point d’arrivée, le sang-tewo s’arrête, des ouvriers agricoles habilles de guenilles descendent. Ils empruntent un sentier qui mène a la montagne et la rivière qui sépare la Thailande du Myanmar. Le véhicule démarre avant de freiner de nouveau un peu plus loin, a la vue d’un check point. Des soldats thais nous barrent la route, vérifient nos papiers puis nous font signe de passer.
A l’entrée du camps, des jeunes gens nous accueillent et proposent de nous décharger des vivres que Sister Emon a emmenés avec elle.
Nous passons un portail en barbelé et nous engageons dans un sentier boueux. Nos aides nous conduisent jusqu’a la chapelle, ou l’on se prépare a célébrer un mariage katchean (nom d'une tribu montagnarde). Nous sommes convies et des paroissiens s’empressent de nous présenter des chaises ou nous pouvons nous asseoir.
Certains s’approchent de nous, amuses par la couleur de ma peau. Nous nous saluons en nous serrant la main, a la différence des thais qui s’inclinent les uns devant les autres, les mains jointes. Quelques uns parlent anglais, et nous pouvons échanger quelques mots.
L’assistance est issue des diverses tribus chassées de leurs villages dans les montagnes par l’armée birmane: kaya, katchean, karen et autres.
La cérémonie commence (en birman, langue la plus communément parlée dans le camp).
Les futurs maries sont cote a cote, derrière l’autel. Elle en tenue traditionnelle katchean, jupe rouge brodée et haut noir recouvert de pièces d’argenterie sur la gorge.
Il est mis a l’européenne.
Pendant la célébration, elle lui remet une épée en argent, symbole de force, et un sac traditionnel, qu’il porte en bandoulière, représentant les richesses a venir.
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