vendredi 3 août 2007

Winamyeh 30/08/07


Trois volontaires et un envoyé de mission d’Enfants du Mekong m’invitent a les accompagner jusqu’a un village perche dans les montagnes.
Je saisis l’occasion de découvrir un peu plus le terrain sur lequel se déroulent les missions humanitaires auprès du peuple karen.
Nous partons de bonne heure en 4*4 et faisons près de 3 heures de trajet, dont 2 sur piste. Les paysages sont magnifiques. Des dégradés de verts a perte de vue, a mesure que nous grimpons et que l’horizon s’élargit.


Nous traversons quelques ruisseaux. Heureusement, il n’a pas plu ces derniers jours et nous parvenons sans soucis jusqu’a notre première halte, a 3 heures de marches de Winamyeh.

Nous laissons le 4*4, nous chargeons de nos sacs et sommes fins prêts a l’ascension de ce que je peux difficilement appeler des montagnes. Parlons plutôt de hautes collines. Néanmoins, l’effort est rude et certaines pentes abruptes.



3 heure plus tard, nous y sommes. Des villageois nous conduisent jusqu’a la maison du Chef (il est aussi le Catéchiste, l’Epicier, le Maire aux yeux des autorités thaïes, etc.).

La maison du chef, une habitation typique karen: cabane construite sur pilotis, au dessus de la porcherie, ou cohabitent cochons, poules, coqs et vaches.



Une fois rafraîchis, nous faisons un tour jusqu’a l’école, construite en parti a l’aide de fonds dispenses par EdM (Enfants du Mekong). Un instant j’imagine passer ma scolarité sur ce site, a quelques mètres d’un troupeau de vaches qui broute l’herbe du terrain de foot, profitant chaque jour d’une vue imprenable sur les montagnes alentours. Certainement que les karens sont un peu poètes..




Le Chef nous propose de prendre une douche, dans une salle de bains a laquelle nous accédons par l’arrière de la maison. Pendant que je prends la mienne, un jeune s’est installe par terre avec les autres volontaires afin de déguster une bouteille d’alcool de riz.

Il habite Bangkok et y travaille dans un restaurant brésilien ou il gagne deux fois le salaire qu’il percevait en tant qu’instituteur a Winamyeh. Il est de retour dans son village pour le week-end (4 jours dont 2 fériés selon le calendrier bouddhiste – Dharma day).

Selon la tradition, lorsque l’hôte ouvre une bouteille de whisky karen (alcool de riz), il sert un verre qu’il distribue selon son bon vouloir jusqu’a ce que la bouteille soit terminée.
Il emploie le même verre pour tous, et nous ne buvons donc pas simultanement. La regle veut que nous devons boire la première et la dernière gorgée du verre que l’on nous offre, mais que l’on peut faire boire ses voisins dans l’intervalle.

Revenons au temps du récit. Je reviens de ma douche, après trois heures de marche. Suis un peu fatigue, mais me sens relaxe par le contact de l’eau fraîche. Je m’assoies avec les autres et l’on me sert un premier verre d’alcool de riz que je dois boire cul sec (c’est le premier). On m’en sert un deuxième, un troisième...
Ce qui devait arriver arrive, je suis saoul, comme mes compagnons d’ailleurs.

Pour le dîner, on nous sert un festin, pour lequel on a égorgé puis plume deux poules a quelques mètres de notre beuverie. Les plats que l’on nous sert sont assez différents de ce que l’on trouve en plaine, et encore plus épicés.


A 8 heures je m’effondre alors que mes compagnons continuent de discuter bien qu’ils aient refuse qu’on ouvre une nouvelle bouteille de whisky.

1 commentaire:

Unknown a dit…

Quand je pense à toutes ces heures d'avion, de voiture, de car, de piste, de marche...
Et tout ça pour quoi??? Pour boire du whisky!!! Oui Monsieur...
C'est Blackos qui doit être fier de toi!
Adrien