Après plusieurs semaines de pieux silence, retour a la relation d’une vie désormais convenablement installée dans une certaine routine.
D’ailleurs, le mois de septembre est propice aux retours, ces recommencements annuels et systématiques, calques sur l’agenda scolaire.
En y réfléchissant, je me rend compte que c’est a cela que j’aspirais depuis mon arrivée en Thailande, au quotidien. La sensation que chaque jour est l’occasion d’apporter une nouvelle pièce a un édifice ordonne, dont la symétrie essentielle est garantie par la répétition formelle d’une vie organisée.
Dans un univers homogène, formé autour du respect d’un emplois du temps établi de façon raisonnable, les erreurs d’un jour sont rectifiées le lendemain ou le mois prochain, en vertu de cette longue rallonge que constitue la continuité routinière.
En effet, la période durant laquelle s’exerce notre emplois du temps n’apparaît non plus comme une succession d’unités de temps (jours), mais comme un système inclusif ou le jour semble s’étendre sur une semaine, un mois, cinq ans même.
Si l’on considère qu’il s’agit la d’une conception vertueuse de notre relation au temps, alors la vie parait infinie et ce que nous n’avons pu faire la veille, nous pourrons le faire un lendemain qui peut être aussi bien la semaine prochaine que dans un an.
Cela n’empêche pas de briser cet ordre que certains perçoivent certainement comme une limite a la liberté ou l’assurance d’un ennui inéluctable. Au contraire, rien ne me parait plus sain que de décider spontanément un changement de programme ponctuel, a condition qu’il n’empeche pas le retour a ce qui constitue indéniablement une source d’équilibre.
Enfin, je ne vous ferai pas l’affront d’oublier que la routine a Mae Sot, ville frontalière entre la Thailande et la Birmanie, ou métro est un mot exotique désignant peut-etre une réalité astronomique, ne correspond pas forcément au train-train parisien. Néanmoins, se lever tous les jours a la même heure et se consacrer chaque matin aux mêmes rites hygiéniques sont des choses que nous faisons en commun…
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