De Hue, je suis descendu jusqu’a China Beach, a quelques kilomètres de Danang, grande ville balnéaire du centre du Vietnam.
C’est un bus public que j’empruntai pour l’occasion, ravi de faire l’economie de quelques milliers de dongs et prêt a partager le moyen de transport local.
J’arrivai a la station de bus en courant sous une pluie qui commençait tout juste de battre. Le bus partait dans deux minutes, le temps de payer au guichet, il m’attend devant la porte. Sauf. Il démarre quelques minutes plus tard mais avance a une vitesse constante de 10 km/h pendant un bon quart d’heure.
Ne vous y trompez pas, le bus est tout ce qu’il y a de plus évidemment moderne, et il ne fait aucun doute qu’il puisse vadrouiller au delà même des 100 km/h, seulement il n’est pas plein. Nous n’irons pas plus vite tant qu’il y aura des strapontins a combler entre les rangées de sièges. Et effectivement, un demi-heure plus tard je dois tenir mon sac sur les genoux pour laisser la place aux voyageurs qui ne cessent de monter.
J’espérais pouvoir surfer, peut-etre, l’un des rares spots de la mer de Chine. Mais le temps ne s’y prêtait pas. Des vents violents m’encouragèrent a reprendre la route en compagnie de trois australiennes a destination de Hoi An.
Petit hameau d’un autre temps a quelques kilomètres au sud de Danang, Hoi An est une destination chérie des touristes. Il faut dire qu’elles sont charmantes les maisonnées qui bordent les trois rues qui en constituent le noyau.
Cependant il ne cesse pas de pleuvoir et la rivière qui longe la ville commence de déborder. Je décide de remonter vers Danang ou je prendrai le train jusqu’a Nha Trang. J’apprendrai plus tard que des inondations dans la région de Hoi An ont fait de nombreux dégâts.
A Nha Trang, je souffre d’un torticolis et garde le plus souvent la chambre. La cote est belle, et la plage de sable fin, mais les constructions massives qui se dressent sur les bords de plages colonises leurs font de l’ombre.
Mon mal m’amène a préférer les balades citadines aux vents marins et d’ailleurs, j’aime mieux le chemin que j’emprunte jusqu’a la Cathédrale, hissée sur un promontoire au centre de la ville, que celui qui mène aux restaurants de plage.
Mon séjour touche a sa fin, et pour terminer en beauté, j’ai rendez-vous avec les volontaires de Saigon a Mui Ne, nouveau trajet de pres de quatre heures de car.
La plage est plus belle qu’a Nha Trang, et plus sauvage aussi. Les dunes qui contribuent a y former un microclimat doux et ensoleille me rappellent les Landes.
Nous passons deux jours très agréables a vadrouiller en moto et se dorer au soleil avant de prendre la route vers Saigon ou je dormirai une nuit avant de m’en retourner vers Phnom Penh, puis Bangkok et Mae Sot.
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